On sait que le succès d’une opération de rechargement des plages dépend en grande partie de la taille des matériaux mis en place. L’auteur expose la méthode utilisée pour arriver à une meilleure compréhension des mécanismes de l’évolution après le rechargement dès lors qu’une grande partie du matériel s’est échappé vers la mer moins d’un an après l’opération. Le suivi, qui repose sur l'utilisation de traceurs, sur des prélèvements d’échantillons de sable et leur tamisage systématique, montre que les sables les plus fins fuient en grand nombre selon des directions très localisées correspondant à l’existence de courants d’arrachement lors des tempêtes. Par temps calme, les barres qui existent dans les petits fonds (la Baltique n’a qu’un très faible marnage) se reconstituent mais du fait de la taille des sables, le bilan est actuellement négatif. Ceci explique le caractère nécessairement répétitif des rechargements.
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